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Tourisme Autrement

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 Tourisme et Biodiversité


Définition et dates

Tourisme et biodiversité: quels sont les liens et les enjeux?


 

Qu'est-ce que la biodiversité?

« La biodiversité est l’une des plus grandes richesses de la planète,
et pourtant la moins reconnue comme telle.»
Edward Wilson 

D’après Edward O. Wilson, inventeur du néologisme, il s’agit de « la totalité de toutes les variations de tout le vivant ».
La biodiversité désigne donc la diversité des organismes vivants et leurs interactions. Il y a trois types de diversités : écologique (les milieux naturels), spécifique (les espèces animales et végétales) et génétique.
« La biodiversité nous fournit abri, nourriture, eau potable, vêtements et médicaments. Dans sa diversité et sa complexité, elle garantit le bon fonctionnement des écosystèmes, qui rendent des services irremplaçables à l’humanité. [---] Elle a forgé la diversité de nos sociétés et remplit des fonctions récréatives, esthétiques et spirituelles qui n’ont pas de prix. Héritage pour les générations futures, il est de notre responsabilité et de notre intérêt de la protéger. »

De nombreuses raisons rendent nécessaire la protection de la diversité. D’une part, elle joue un rôle fondamental dans les grands équilibres de la biosphère. D’autre part, elle apporte des valeurs économiques (biotechnologies, pharmacie, cosmétiques...). La protection de la biodiversité s’inscrit dans une gestion raisonnée des ressources et dans une perception éthique de la nature.

LES SIX MENACES POUR LA BIODIVERSITE :

- la modification et la destruction des habitats naturels
- les effets néfastes des plantes invasives
- le changement climatique
- la pollution entraînée par les activités humaines
- la surexploitation d’espèces naturelles
- la population humaine croissante

 Mot-clé : INTERACTION
Tout est lié, si une espèce disparait, de nombreuses autres en seront affectées ou pourront également disparaître. Ainsi on annonce l'imminence d'une catastrophe concernant les abeilles. Sans agents pollinisateurs de nombreuses espèces végétales sont appelées à dispaître, entraînant dans leurs sillages les espèces animales qui s'en nourrissent. 
Il est donc indispensable de repenser nos activités et modes de vie en fonction de leurs conséquences (le plus souvent négatives) sur les milieux naturels, les autres espèces et nous-mêmes.



1992 : Sommet de Rio. Etablissement de la Convention sur la Diversité Biologique (CDB) qui a trois grands objectifs :
- conserver la biodiversité
- favoriser son utilisation durable
- assurer un partage équitable des bénéfices liés à l’exploitation des ressources génétiques.

2002 : Sommet de la terre à Johannesburg. Objectif d’arrêter le déclin de la biodiversité en Europe d’ici 2010
Pour atteindre cet objectif, six points d’action :
- Réduction du taux de perte en diversité biologique
- Préservation de la capacité fonctionnelle des écosystèmes encore intacts.
- Prise en charge des principales menaces à l’encontre de la biodiversité.
- Utilisation croissante des processus durables pour l’usage de la biodiversité
- Maintien des connaissances traditionnelles concernant la conservation et l’utilisation dura-ble et responsable de la biodiversité.
- Mobilisation de l'assistance technique et financière en particulier pour les pays en développement.

2007 : Appel de Paris. Mener des actions en faveur de l’environnement et de la biodiversité
dans six domaines pour une gouvernance écologique mondiale:
- lutter contre le dérèglement climatique ;
- agir ensemble pour sauvegarder la biodiversité ;
- combattre la pollution et préserver la santé ;
- faire de l’eau un enjeu partagé ;
- inventer la croissance écologique : le changement des mentalités, des modes de production et de consommation ;
- renforcer la gouvernance internationale de l’environnement.

2010 : Année de la Biodiversité. Sensibiliser le public à l’importance de la protection de la diversité biologique et aux conséquences de son appauvrissement.
Objectifs (selon la Stratégie d'exécution de l'Année internationale de la Biodiversité) :
- renforcer la prise de conscience du grand public sur l'importance de la sauvegarde de la biodiversité ainsi que sur les menaces qui pèsent sur elle.
- sensibiliser l'opinion à propos des réalisations déjà menées à bien par les communautés et les gouvernements pour sauvegarder la biodiversité.
- encourager les personnes, les organisations et les gouvernements à prendre les mesures immédiates nécessaires pour stopper la perte de biodiversité.
- promouvoir des solutions innovantes pour réduire les menaces envers la biodiversité.
- initier un dialogue entre les parties prenantes au sujet des mesures à prendre pour la période post-2010.



Tourisme et biodiversité : quels sont les liens et les enjeux?

Quand on sait que près de 60% des voyages de loisirs sont motivés par la découverte de la nature, on comprend aisément les liens entre biodiversité et tourisme. Une nature en danger est d’autant plus attrayante pour les touristes. Les pays accueillant une biodiversité importante sont devenus des destinations touristiques prisées. Entre 1990 et 2000, le tourisme à destination des hotspots (zones de forte biodiversité) a doublé, à l’exemple du Costa Rica, du Mexique ou encore du Kenya. Les touristes recherchent les lieux à la biodiversité variée et plus particulièrement les îles qui sont des écosystèmes très fragiles (Maldives, Zanzibar, Seychelles, Caraïbes, Galápagos...).

C’est ensuite l’afflux de touristes qui met en danger et détruit ces zones. Le tourisme non maîtrisé est dévastateur pour l’environnement. La fréquentation en hausse de ces destinations suppose en effet la construction de structures d’accueil, de restauration qui génèrent bien souvent une pollution visuelle. S'ensuivent les problèmes de la gestion des ressources naturelles et des déchets. L'arrivée des touristes s'accompagne donc généralement d'une empreinte environnementale augmentant de manière exponentielle.

« Il existe de nombreux exemples où le tourisme a trouvé un équilibre entre les besoins de l’industrie et les besoins des hommes et des espèces. Nous devons encourager et propager ces exemples à travers le monde. »
Klaus Toepfer


Il est nécessaire de trouver un équilibre entre l’attrait pour les zones naturelles fragiles et leur protection. Le tourisme durable se veut non perturbateur et non destructeur de l’environnement.  Un tourisme durable maîtrisé et par conséquent limité, c'est une destination touristique pérenne, une source de revenus stables et donc un réel outil de développement pour les populations locales. Ces dernières doivent prendre conscience des enjeux pour leur territoire et leur protection. Il apparait que la préservation des espaces naturels en danger est aujourd’hui impossible sans une intervention humaine. Il s’agit d’un capital naturel riche, certes, mais non renouvelable. Au Kenya, les circuits touristiques rapportent bien plus que le braconnage ou le commerce d’animaux morts.

L'exemple des Galapagos
Les Iles Galapagos, classées au Patrimoine de l’Unesco, ont été déclarées « zones en risque écologique » en 2007.
«Les îles courent un danger écologique imminent et il est nécessaire d'adopter des mesures visant à empêcher la dégradation de l'habitat », précise le document officiel.
L’afflux de touristes, de main d’œuvre, le trafic aérien et l’importation de nouvelles espèces animales et végétales ont fini par fortement fragiliser l’écosystème local et ses espèces endémiques. Des espèces animales locales ont succombé à des maladies après avoir été infectées par des moustiques véhiculant les maladies dont sont les touristes sont porteurs.
Les activités touristiques ont par conséquent été restreintes afin de préserver cet espace naturel. 


 Stop au trafic !

Le trafic d’animaux et de plantes sauvages est le 3ème de par son importance après la drogue et les armes et c’est une des premières causes de disparition des espèces. Ne participez pas à ce commerce illégal en ramenant des espèces animales ou végétales menacées parmi vos souvenirs de vacances. Perroquets, orchidées, objets en bois précieux ou en écailles de tortue, bijoux en ivoire, rapporter ce genre de souvenirs nuit à la biodiversité !

Le CITES a lancé une campagne en 2008 « Laissez un avenir à votre souvenir », campagne soutenue et relayée par Tourisme autrement.

 
Des lignes directrices sur la diversité biologique et le développement du tourisme

Elaborées par la CDB (Convention pour la Diversité Biologique) pour aider les parties prenantes (opérateurs touristiques privés, autorités politiques locales ou nationales, organisations non-gouvernementales, communautés locales…) à développer un tourisme durable respectueux de la diversité biologique.

Les lignes directrices définissent un processus en plusieurs étapes pour parvenir à une gestion durable du tourisme :
- la conception d'une vision globale pour le développement d'un tourisme durable;
- l'établissement d'objectifs à court terme destinés à mettre en œuvre cette vision;
- l'examen et l'élaboration de règlements et de normes pour le tourisme durable;
- des études de l'impact possible de projets touristiques;
- la surveillance de l'impact et de la conformité;
- la mise en œuvre d'une gestion évolutive dans le domaine du tourisme et de la diversité biologique.
 

La diversité est aussi culturelle

Nous sommes en constante interaction avec notre environnement. Nos modes de vie sont forgés par la disponibilité des ressources et les contraintes du milieu. Les cultures humaines ont par ailleurs imprimé leur marque sur la nature en utilisant, modifiant et adaptant leur environnement à leurs besoins.
Les sociétés occidentales se sont souvent développées dans un esprit d’opposition entre l’homme et la nature, alors qu’il faudrait considérer cette dernière comme un facteur de développement socio-économique.
Les peuples premiers ont su conserver ce lien primordial avec la nature. En Amazonie, en Afrique, en Indonésie ou encore au Canada, ces derniers gardiens sont aujourd'hui fortement menacés par la déforestation, l'exploitation des ressources de leur territoire et les phénomènes d'acculturation. Les droits des peuples indigènes sont devenus un nouveau combat.
La protection de la biodiversité ce n’est pas seulement la protection de la diversité écologique. C’est également la protection de la diversité humaine et culturelle. La conservation de la biodiversité passe par une réappropriation des ressources naturelles par les communautés locales et donc un partage équitable des bénéfices. 

 


DES CHIFFRES ALARMANTS

- 15589 espèces animales figurent sur la liste rouge des espèces menacées de l’UICN (Union mondiale pour la nature).
- 7000 espèces sont en danger d’extinction soit 23% des espèces de mammifères, 12% des oiseaux, 42% des tortues et 32% des amphibiens.
- 200 000 hectares de forêt tropicale disparaissent chaque jour.
- Seules 1 à 3 % des forêts européennes sont considérées comme n’ayant pas été modifiées par l’homme.


- Sur les 15 pays les plus pauvres du monde, plus de la moitié disposent de « hotspots » pour la biodiversité et dans chacun le tourisme occupe déjà une part importante de l’économie.

- 2000 % d'augmentation des activités touristiques au Cambodge et au Laos, de près de 500 % en Afrique du Sud, plus de 300 % au Brésil, au Nicaragua et au Salvador et plus de 128% en République Dominicaine.

- 13 pays du Sud à la biodiversité riche reçoivent chacun plus de 2 millions de visiteurs étrangers par an (Thaïlande,
Maroc, Argentine, Brésil, Chypre, République Dominicaine, Inde, Indonésie, Macao, Malaisie, Mexique, Afrique du Sud et Vietnam).